Père Riche Père Pauvre

Le 3 mars 2012, dans Bons Livres, par Hugues

Arbre-de-vie

Père Riche Père Pauvre Robert T KiyosakiPère Riche Père Pauvre Robert T Kiyosaki 🙂

Nous ne pouvons pas parler de réussite, si nous ne nous sommes pas réconcilié avec l’idée de l’argent. L’esprit de l’argent et de la Réussite vont de pair et sont en France, à tort, mal vu ! Or à la place d’un long discours, nous avons choisi de mettre ci-dessous un court extrait de l’excellent ouvrage de Robert T Kiyosaki « Père Riche, Père Pauvre ». Après avoir lu ce court extrait, j’écris cela en toute humilité, vous comprendrez très vite que ce n’est pas l’argent le problème, mais votre manque de conscience à son propos.

[…] J’ai eu deux pères, l’un riche et l’autre pauvre. L’un était très instruit et très intelligent ; il était titulaire d’un doctorat et avait complété quatre années d’étude postdoctorales en moins de deux ans. Il fréquenta ensuite l’université Stanford, l’université de Chicago et l’université Northwestern pour y faire d’autres études supérieures entièrement défrayées grâce aux bourses qu’il mérita. L’autre père ne termina même pas sa huitième année.

Les deux hommes eurent du succès dans leurs carrières, travaillant dur toute leur vie. Tous deux gagnèrent des revenus substantiels. Et pourtant, l’un deux éprouva des difficultés financières pendant toute son existence. L’autre devint l’un des hommes les plus riches d’Hawaï. L’un mourut léguant des dizaines de millions de dollars à sa famille ; aux organismes de charité et à son église. L’autre laissa des dettes à rembourser !

Ces deux hommes étaient solides, charismatiques et influent. Tous deux me prodiguèrent des conseils mais pas sur les mêmes sujets. Les deux hommes croyaient fermement dans l’enseignement mais ils ne me recommandèrent pas le même programme d’études.

Si j’avais eu un seul père, il m’aurait fallu accepter ou rejeter ses conseils. Ayant deux pères pour me conseiller me donna l’occasion de choisir entre des points de vue opposés : ceux d’un homme riche et ceux d’un homme pauvre.

Au lieu de simplement accepter ou rejeter les points de vue de l’un ou de l’autre, je me suis retrouvé à réfléchir davantage, à comparer, puis, à choisir par moi-même.

Il y avait pourtant un petit problème : l’homme riche n’était pas encore riche et l’homme pauvre ne l’était pas encore devenu. Tous deux venaient tout juste d’entreprendre leur carrière et tous deux éprouvaient de la difficulté avec les questions familiales et monétaires. Mais ils avaient des opinions très différentes en ce qui a trait à l’argent.

Par exemple, l’un de mes pères disait : « L’amour de l’argent est la racine de tous les maux. » L’autre affirmait sans l’ombre d’un doute : « Le manque d’argent est la racine de tous les maux. »

Quand j’étais tout jeune, ce fut difficile pour moi d’être influencé par deux pères à la forte personnalité. Je voulais être un bon garçon et les écouter, mais mes deux pères ne disaient pas les mêmes choses. Leurs avis contradictoires, surtout en ce qui a trait à l’argent, étaient tellement drastiques que je devins de plus en plus intéressé et intrigué. Je me mis à réfléchir pendant de longues périodes à propos de ce que chacun d’eux me disait.

Je passais la plus grande partie de mes temps libres à méditer, à me poser des questions comme celle-ci : « Pourquoi donc dit-il cela ? » et je me posais ensuite la même question à propos d’une déclaration de mon autre papa. Il aurait été beaucoup plus facile de dire simplement : « Oui, il a raison. Je suis d’accord avec sa position. » Ou de rejeter simplement ce point de vue en disant : « Il ne sait vraiment pas de quoi il parle. » Le fait d’avoir deux pères que j’aimais me força à réfléchir et à choisir, en dernière analyse, ma propre façon de penser. Le fait de choisir par moi-même s’avéra un procédé beaucoup plus profitable à long terme, au lieu de simplement accepter ou rejeter un unique point de vue.

Une des raisons pourquoi le riche s’enrichit davantage, le pauvre s’appauvrit encore plus et la classe moyenne est aux prises avec des dettes est que la question de l’argent est inculquée à la maison mais pas à l’école. La plupart d’entre nous apprennent de leurs parents les rudiments de l’argent. Mais que peut donc dire un parent pauvre à son enfant concernant l’argent ? Il lui dit : « N’abandonne pas l’école et étudie de ton mieux. » Il se peut que l’enfant obtienne un diplôme avec d’excellentes notes mais il héritera peut-être d’une mentalité et d’un conditionnement de pauvre. Cela lui aura été appris alors qu’il était encore tout jeune.

On n’enseigne pas l’a b c de l’argent dans les écoles. Les institutions d’enseignement se concentrent sur les aptitudes scolaires et professionnelles, et non pas sur les compétences financières. Cela explique pourquoi des banquiers, des médecins et des comptables intelligents, ayant obtenu d’excellentes notes à l’école, se débattent quand même pendant toute leur vie sur le plan financier. Notre dette nationale astronomique est attribuable, en majeure partie, à des politiciens très instruits et à des fonctionnaires du gouvernement qui prennent des décisions, sur le plan financier, avec peu ou pas de formation dans ce domaine.

Il m’arrive souvent de penser bien au-delà de l’an 2000 et je me demande alors ce qui va se produire quand des millions de personnes auront besoin d’aide financière et médicale. Ils devront dépendre de leurs familles ou du gouvernement pour un soutien financier. Qu’arrivera-t-il quand l’assurance médicale aux personnes âgées et la sécurité sociale n’auront plus d’argent dans leurs coffres ? Comment la nation survivra-t-elle si on continue de laisser aux parents le soin d’éclairer leurs enfants sur les questions d’argent, lesquels parents deviendront où sont déjà pauvres ?

Étant donné que j’ai eu deux pères qui m’ont influencé, j’ai appris de l’un et l’autre. Je devais réfléchir aux conseils de chaque père, et ce faisant, cela m’a permis de comprendre davantage le pouvoir et l’effet de nos propres pensées sur notre vie. Par exemple, l’un de mes pères avait l’habitude de dire : «Je ne peux pas me permettre d’acheter cela. » L’autre père refusait que j’emploie de tels mots. Il m’incitait plutôt à dire : « Comment puis-je me permettre d’acheter cela ? » L’une de ces phrases est une affirmation et l’autre une question. L’une ne vous oblige à rien et l’autre vous oblige à réfléchir.

Celui de mes pères qui allait bientôt devenir riche m’expliqua que le fait de dire sans réfléchir la phrase suivante : « Je ne peux pas me permettre d’acheter cela », fait en sorte que le cerveau arrête de chercher. En posant la question « Comment puis-je me permettre d’acheter cela ? », ton cerveau se met en branle. Il ne m’encourageait pas ainsi à m’acheter tout ce que je voulais. Il était presque fanatique quand il était question d’entraîner son esprit, cet ordinateur le plus puissant au monde. « Mon cerveau se renforce chaque jour parce que je l’exerce.

Plus il devient puissant, plus je peux gagner d’argent. » Il croyait que le fait de dire sans réfléchir : « Je ne peux pas me permettre d’acheter cela », était un signe de paresse intellectuelle.

Même si mes deux papas travaillaient dur, je remarquai que l’un d’eux avait pris l’habitude d’endormir son cerveau quand il était question d’argent tandis que l’autre exerçait le sien. Résultat à long terme : un de mes papas devint plus fort sur le plan financier et l’autre plus faible. Cela ne diffère pas tellement d’une personne qui se rend régulièrement au gymnase pour s’entraîner par opposition à une autre qui reste assise sur son divan à regarder la télévision. Les exercices physiques adéquats accroissent vos chances de bonne santé, et les exercices mentaux appropriés augmentent vos chances d’être riche. La paresse gruge à la fois la santé et la richesse.

Mes deux pères avaient deux manières de penser opposées. L’un d’eux croyait que les riches devaient payer plus de taxes pour prendre soin des êtres moins fortunés. L’autre disait : « Les taxes punissent ceux qui produisent et récompensent ceux qui ne produisent pas. »

Un de mes papas me fit la recommandation suivante : « Étudie avec ardeur afin de, pouvoir travailler dans une bonne entreprise». L’autre me donna ce conseil : « Étudie avec ardeur afin de trouver une bonne entreprise à acheter. »

L‘un de mes pères me disait : «La raison pourquoi je ne suis pas riche c’est que vous êtes là, les enfants. » L’autre disait : « La raison pourquoi je dois devenir riche c’est que vous êtes là, les enfants. »

L‘un d’eux nous encourageait à parler d’argent et d’affaires à la table familiale. L’autre nous interdisait de parler d’argent au cours des repas.

L‘un disait : « Quand il s’agit d’argent, ne joue pas avec le feu, ne prends pas de risques. »

L‘autre affirmait : « Apprends à gérer les risques. »

L‘un croyait : « Notre maison est notre investissement le plus important, notre plus grand actif. » L’autre croyait : « Ma maison est un passif, et si votre maison est votre investissement le plus important, vous êtes en difficulté. »

Mes deux pères payaient leurs factures avant échéance même si l’un des deux les réglait avant l’autre.

L‘un croyait qu’une entreprise ou le gouvernement pouvait prendre soin de toi et de tes besoins. Il était toujours préoccupé par les augmentations de salaire, les régimes de retraite, les prestations médicales, les congés de maladie, les vacances et autres avantages. Il était impressionné par deux de ses oncles qui s’étaient enrôlés dans l’armée et qui avaient mérité une retraite et une allocation à vie après vingt ans de service actif. Il aimait l’idée des prestations médicales et des privilèges que la coopérative militaire fournissait à ses retraités. Il appréciait aussi le système des postes permanents qu’on retrouve dans une université. L’idée d’un poste protégé à vie et les avantages qui en découlent semblaient plus importants, bien souvent, que l’emploi lui-même. Il disait souvent : «J’ai travaillé dur pour le gouvernement et j’ai droit à ces avantages. »

L‘autre avait foi en une totale indépendance financière. Il s’élevait contre une certaine mentalité qui exigeait des allocations obligatoires car il était conscient à quel point cette mesure créait des gens faibles et pitoyables sur le plan financier. Il insistait sur le fait qu’il fallait être financièrement compétent.

L‘un de mes pères se débattait pour sauver quelques dollars. L’autre créait tout simplement des investissements.

L‘un d’eux m’enseigna comment écrire un impressionnant curriculum vitae pour que je puisse me trouver un bon emploi. L’autre m’enseigna comment rédiger de solides projets financiers et d’affaires pour que je puisse créer des emplois.

Le fait d’être le produit de deux pères influents m’a donné le luxe de pouvoir constater tous les effets que des pensées différentes peuvent avoir sur notre vie. J’ai remarqué que les gens façonnent vraiment leur vie par le moyen de leurs pensées.

Par exemple, mon papa pauvre disait toujours : «Je ne serai jamais riche. » Et cette prophétie se réalisa. D’un autre côté, mon papa riche parlait toujours de lui-même comme de quelqu’un de riche. Il disait des choses comme celle-ci : «Je suis un homme riche et les gens riches ne font pas cela. » Même quand il fut fauché comme les blés après un désastre financier majeur, il continua de se considérer comme un homme riche. Il se justifiait lui-même en disant : « Il existe une différence entre être pauvre et être sans le sou. Quand on est pauvre c’est pour toujours, être sans le sou c’est temporaire. »

Mon papa pauvre disait aussi : «Je ne suis pas intéressé par l’argent », ou « l’argent m’importe peu. » Mon papa riche disait : « L’argent c’est le pouvoir. »

Donc, la puissance de nos pensées ne pourra peut-être jamais être mesurée ou estimée à sa juste valeur, mais il devint évident pour moi, alors que j’étais encore tout jeune, qu’il me fallait prendre conscience de mes pensées et de ma façon de m’exprimer. Je constatai que mon papa pauvre était pauvre non pas à cause du salaire qu’il gagnait – qui était loin d’être négligeable – mais à cause de ses pensées et de ses actions. Encore jeune garçon, avec deux pères, je devins extrêmement conscient qu’il me fallait être prudent quant aux pensées que j’allais choisir d’adopter comme miennes. Devais-je écouter mon papa riche ou mon papa pauvre ?

Les deux hommes avaient un immense respect pour l’éducation et les études ; ils différaient d’avis sur ce qu’il était important d’apprendre, selon eux. L’un voulait que j’étudie avec ferveur, que j’obtienne un diplôme et que je trouve un emploi payant. Il voulait que j’étudie pour devenir un professionnel, un avocat, un comptable ou que je fasse des études commerciales pour obtenir une maîtrise en administration des affaires. L’autre m’encouragea à étudier comment devenir riche, à comprendre le fonctionnement de l’argent et à apprendre comment mettre l’argent à mon service : «Je ne travaille pas pour l’argent ! » voilà les mots qu’il me répétait encore et encore, et « l’argent travaille pour moi ! »

À l’âge de 9 ans, je décidai d’écouter et d’apprendre tout ce que papa riche avait à dire à propos de l’argent. En agissant ainsi, je choisis de ne pas écouter mon papa pauvre, même si c’était lui qui détenait tous les diplômes. Sources : Robert T. Kiyosaki. Père Riche, père pauvre. Pages 25 à 30.

Nous vous souhaitons une excellente lecture.

Amicalement A+,

Hugues 😉


500-minimum-Bouton

« Si vous avez l'impression d'être trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique et vous verrez lequel des deux empêche l'autre de dormir.» Dalaï-Lama

2 Reponses pour Père Riche Père Pauvre

  1. Mario dit :

    Excellent d’avoir publié ce passage. 1000 merci. J’achete le livre tout de suite ainsi que rdv au sommet…
    Mario 

  2. Hugues dit :

    Bonjour Mario,

    Vous ne serez pas déçu 🙂

    Amicalement à vous,

    A très bientôt,

    Hugues 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*


Référencement


Graphisme


Synergie